Bienvenue dans mon monde d’auteur
Je suis Alex, plume passionnée et chasseuse de moments wahou. De la première étincelle d’une idée jusqu’au point final, j’écris des histoires qui font sourire, rêver et voyager. Mon credo : la joie est contagieuse !
Romans feel-good, chroniques décalées ou textes sur mJe suis née dans les années 70, en Belgique. Un pays politiquement compliqué, mais profondément chaleureux et accueillant. Ici, on se retrouve facilement autour d’une table, d’un verre, d’un prétexte. Même quand le « gamin » est premier… en partant de la fin de la liste.
Entre frites, bière et ciel gris, les gens restent lumineux.
J’ai grandi dans un cadre rigide, avec un avenir déjà bien dessiné. Mes parents, indépendants, travaillaient beaucoup. Je les ai vus trimer et ne jamais faire cas de leur personne. De leur absence, j’ai appris l’autonomie. De leur exigence dans le travail, la persévérance et le perfectionnisme.
Mais très tôt, un décalage s’est installé. Trop sensible, trop curieuse. J’avais souvent l’impression d’être née au mauvais endroit — ou au mauvais moment. Comme ET, déposée dans un placard de peluches et de frusques.
Une gouvernante a ouvert une brèche. Avec elle, j’ai découvert d’autres mondes. Elle m’a appris à chanter, m’a emmenée danser en cachette, m’a initiée au théâtre. Elle m’a surtout donné accès aux livres, aux idées, à l’imaginaire. Avec elle, tout devenait possible.
Je lisais en cachette, la nuit. J’écrivais déjà. J’ai gagné un pris de poésie à 12 ans. Mes parents n’étant pas présents pour le remise de prix, je ne sais pas ce qui est advenu de ce texte.
J’observais beaucoup. Et un mot s’est imposé très tôt, comme un verbe de vie : réparer. Maintenant, le grand âge aidant, je dirais plutôt « défendre ». Ce qui n’est qu’un verbe qui en soutient, en prévient un autre.
J’ai appris à taire cette part de moi pour suivre le chemin prévu. Études trop faciles pour moi et donc ennuyeuses, métier administratif. Je faisais ce qu’on attendait de moi, sans dépasser. Les mots, les carnets, l’écriture restaient mes refuges.
Puis mes enfants sont arrivés. Le premier comme un cadeau pour mes vingt ans. Avec eux, une évidence : ouvrir leur monde, nourrir leur curiosité, préserver leur créativité. Tout devenait terrain d’expression. À leurs côtés, j’ai retrouvé l’artiste. Et moi avec.
À 30 ans, la vie a changé de cap. Divorcée, avec deux jeunes enfants, j’ai choisi de revenir à l’essentiel : soigner. J’ai repris des études d’infirmière, puis je me suis spécialisée en soins palliatifs. Ce n’était pas un choix réfléchi. C’était une évidence.
Accompagner la fin de vie, soulager la douleur, être là quand tout vacille. J’ai appris, approfondi, transmis. J’ai enseigné, participé à faire évoluer les pratiques. J’étais exactement à ma place.
Et je continuais à écrire.
Puis mon corps a dit non. Brutalement. Sans négociation possible. Le handicap. L’arrêt.
Il a fallu ralentir, comprendre, accepter. Faire le deuil d’un métier qui ne se quitte pas facilement, surtout quand il vous définit.
Il y a eu la fatigue, la douleur, le doute. Et puis un jour, un carnet. Un stylo.
La blouse a disparu. Le soin, lui, est resté.
Aujourd’hui, j’écris ce que je connais. Les vies ordinaires, les fragilités, les liens invisibles. Ceux qu’on croise sans vraiment les voir. Ceux à qui on demande « ça va ? » sans attendre la réponse.
Mes romans prolongent le soin. Je ne guéris pas, mais j’essaie de toucher, de relier, de réparer un peu.
Je n’ai pas changé de métier.
Je soigne autrement. Avec des mots.
éditorial
Je suis née dans les années 70, en Belgique, dans un monde où tout semblait déjà écrit. Très tôt, j’ai senti que je ne rentrerais pas tout à fait dans le cadre. Trop sensible, trop curieuse, avec ce besoin tenace de comprendre et de réparer.
Une gouvernante a ouvert une brèche. Avec elle, j’ai découvert les livres, l’écriture, l’art. Un espace où je pouvais respirer.
J’ai pourtant commencé par suivre une voie plus classique, dans l’administratif. Puis la vie a bousculé le scénario. À 30 ans, divorcée et mère de deux enfants, j’ai repris des études pour devenir infirmière. Ensuite, les soins palliatifs se sont imposés comme une évidence.
J’ai accompagné la fin de vie, appris à soulager la douleur, transmis, travaillé avec les autres pour faire évoluer les pratiques. Et en parallèle, je n’ai jamais cessé d’écrire.
Puis mon corps a dit stop. Le handicap m’a éloignée du terrain et forcée à me réinventer.
L’écriture est restée. Elle est devenue un autre lieu de soin.
Aujourd’hui, j’écris sur les vies qu’on ne regarde pas toujours, sur les fragilités, les liens, ce qui circule entre les êtres sans faire de bruit. Mon regard de soignante est toujours là.
Simplement, aujourd’hui, je soigne avec des mots.
📖 4e de couverture (version finalisée)
Infirmière en soins palliatifs, Odilène Joa se retrouve un jour à la place du patient.
Son corps dit non.
Brutalement. Le handicap.
La blouse tombe. La vocation, elle, reste.
Alors elle écrit. Elle raconte. Elle magnifie.
Des vies ordinaires. Invisibles. Fragiles, mais héroïques.
Des personnes qu’on frôle sans les voir, là où personne ne regarde.
Peut-être vous.
Aujourd’hui, Odilène continue de soigner… avec des mots.
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